Le contexte politique actuel

Les conventions collectives des travailleurs et travailleuses des secteurs public et parapublic ont pris fin le 31 mars dernier. C’est donc plus de 500 000 employé-e-s au Québec – professeur-e-s, infirmières et infirmiers, pompiers et pompières, et plusieurs autres – qui négocient leurs conditions de travail et salariales.
 
Depuis le début des négociations, force est de constater que les demandes des salarié-e-s et les offres du Conseil du Trésor sont incompatibles. Ainsi, alors que les syndicats cherchent à préserver leurs acquis – salaires ajustés au coût de la vie, expertise régionale, régimes de retraite décents, etc -, le gouvernement impose son virage politique vers l’austérité. Les offres patronales en sont restées à des gels salariaux et à une dégradation des conditions de travail, en plus des abolitions de postes, des compressions budgétaire, et des autres mesures austères. Le même discours de « rigueur budgétaire » est utilisé pour justifier ce tournant vers des services publics de moins en moins accessibles et de qualité, et de plus en plus privatisés. Face à cette intransigeance patronale, une escalade des moyens de pression s’est effectuée.
 
Le 1er mai dernier, nous avons vu une mobilisation sans précédent dans les secteurs syndical et communautaire. Plusieurs syndicats ont voté en faveur d’une journée de grève illégale et un nombre record de groupes communautaires ont fermé leurs portes pour signifier leur opposition aux mesures d’austérité. Dans toutes les régions du Québec, une diversité d’actions a eu lieu : manifestations, blocages, actions de visibilité, piquetages et plus encore.
 
Le contexte politique actuel est particulier: les étudiantes et les étudiants ne sont plus seul-e-s à envisager une riposte combative aux mesures d’austérité. Déjà la mobilisation s’organise. À nous d’en être un pivot central.